
Avant l'OM — bains de mer, boxe et vélodromes disparus
Il y a eu un sport marseillais avant le football : nageurs du Roucas, boxeurs du Panier, pistes cyclables en bois. Retour sur un siècle d'élégance physique.
Avant que le Vélodrome ne devienne un stade de football, c'était — littéralement — un vélodrome. Une piste en bois inaugurée en 1937, où les pistards tournaient sous les mêmes tribunes qui grondent aujourd'hui les soirs de Classico. La ville a toujours eu ce rapport physique à elle-même : on s'y baigne, on s'y bat, on y roule.
Les bains de mer d'abord. Le Cercle des Nageurs, fondé en 1921 aux Catalans, a produit des générations de champions dans une eau à ciel ouvert, entre digue et horizon. Plus au sud, les cabanons du Roucas servaient de vestiaires à une ville entière qui descendait nager avant le travail — une pratique qui n'a jamais vraiment cessé.
La boxe ensuite. Dans les salles du Panier et de Belsunce, on a formé des poings et des allures — des silhouettes en marcel et pantalon de flanelle qu'on croirait sorties d'une planche contact des années 50. Le sport marseillais a toujours été une affaire de style autant que de résultat.
Ce qui reste : le CNM et ses plongeoirs, les terrains de la Corniche, la mémoire des pistes. Et cette évidence — à Marseille, le corps en mouvement fait partie du paysage au même titre que la mer.
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